La 38ème édition des Transmusicales, entre confirmations et surprises !

Nous étions il y a tout juste un mois, en Bretagne, dans la ville de Rennes pour le festival français le plus attendu des dénicheurs de talents, la 38ème édition des Transmusicales.

Pendant 4 jours, toute la ville bretonne a vécu au rythme de ce merveilleux festival. Cette année , nous en avons donc profité pour faire le tour des bars, des salles de concerts, et du parc des expositions. Avant ce festival, nous vous présentions certains des artistes que nous attendions impatiemment, retour sur les coups de cœur de la rédaction:

La confirmation de l’élu Rejjie Snow:

On l’avait découvert sur les planches de la première édition du Macki Music festival de Carrières sur Seine, on l’a revu dans l’obscurité et l’étroitesse de la salle du Social Club pour son premier EP. Constatation, son talent est indéniable, son style évolue à vitesse grand V, on était impatient de voir ce qu’il était capable de faire depuis l’éclosion de son talent à l’échelle mondiale, et voilà la réponse :

Fishbach, le pari réussi:

C’est l’une des révélations de l’année, s’il fallait lui trouver une comparaison existante, on parlerait d’un mélange artistique entre Christine & The Queens et Jacques. Elle était un pari, aujourd’hui elle confirme son talent, et risque d’être la figure emblématique de la culture pop electro française en 2017.  Elle a tout simplement enflammé le théâtre de l’Aire Libre pendant 4 soirs de suite, pari réussi par la prog ! On a vibré…

Qui a dit que la Fanfare, c’était un truc de beauf?

Si on m’avait dit, qu’un jour, je me retrouverais en transe devant une Fanfare… Meute, parlons en, un mélange pour le peu original, reprendre des classiques de la musique électro en Fanfare, une ambiance folle, un public surexcité ! La veille, tout le groupe se trouvait à la station Charles De Gaulle, en voilà quelques images à la station Charles de Gaulle de Rennes la veille du live… Juste pour comprendre l’ambiance:

 

Le live de Deena Abdelwahed:

Cette année, la programmation des Transmus affichait beaucoup d’artistes du monde oriental, on les attendait avec impatience, l’une d’entre eux nous a bluffé, après une première apparition lors des soirées Mawimbi,  avec un Dj set mélangeant inspirations orientales et musique électronique devant une centaine de personnes. On attendait de voir le live et la confirmation devant un hall rempli, et pour tout dire, le résultat était tout simplement incroyable. On l’a décrit souvent comme une artiste représentant la nouvelle génération tunisienne, la révolution du printemps arabe… En un peu plus d’une heure de live,on ne peut que confirmer ces dires.

 

La surprise venue d’Arménie:

S’il y en a un que l’on attendait pas du tout, c’est bien lui, après le live de Mome, pas forcément adapté à notre sensibilité musicale , on a eu l’occasion de découvrir une très belle surprise, venue tout droit d’Arménie, Hraach (mot compte triple)!  Étiqueté Deep House, on a eu l’impression d’assister à un live bien plus complexe et travaillé qu’un simple Dj Set sombre et électronique.

Géré à la perfection du début jusqu’au finish, mélangeant blues, rn’b et musiques électroniques, c’est l’une des très bonnes surprises de ce festival! On a hâte de le revoir sur une scène parisienne!

 

Nova Twins, créatrices du Hip-Punk?

Sortie de périmètre, on le reconnait, c’est très rare qu’on parle rock sur ce site, et encore mois de Punk, cependant, il faut l’avouer, les deux copines londoniennes méritent leurs places dans ce top! Si on devait résumer ce live en un mot, on choisirait sans hésiter WOUAOU! Une heure de live, un mélange de Grime et de Punk, des styles Grunge, tout était réuni pour un live tonitruant, le hall a tremblé pendant ce show!

 

Le Girl Power Islandais

Imaginez la surprise, la montée d’une quinzaine de jolies blondes sur scène, toutes vêtues à l’identique, de sous vêtements noirs et d’un chemisier blanc, toutes plus enragées les unes que les autres et revendicatrice du Girl Power! Bienvenue au live de REYKJAVÍKURDÆ, vous vous doutez bien que l’on ne jugera pas les textes, (même si elles alternent souvent entre Anglais et Islandais)  mais on notera les flows de chacune d’elles,les danses provocatrices, l’énergie de chacune. Parfois décousu, il faut le reconnaître, on gardera tout de même un excellent souvenir de ces rappeuses venues du grand nord!

 

Un closing à la hauteur de nos attentes:

Awesome Tapes From Africa, Acid Arab et j’en passe, voilà à quoi la prog des Trans nous a génialement habitué en terme de closing! Et cette année, c’était le jeune Israélien Tropikal Camel qui avait la lourde tache de succéder à ces grands noms de l’éléctro orientales! Résultat, on a dansé comme des fous jusqu’à 6h du mat’ devant la touffe du jeune homme, on notera l’engagement politique (très peace) du personnage et sa musique envoûtante!

 

Une fois encore, on notera l’originalité de ce festival, le mélange des styles assez incroyable, les découvertes en tout genre, le bilan 2016 est tout aussi bon que les années précédentes, on a hâte d’en découdre l’année prochaine!