Kodama sort son nouvel EP sur Mamie’s Records

Après un premier EP fin 2016, plébiscité entre autres par Gilles Peterson et Bradley Zero,  le duo Kodäma est de retour le 11 mai sur La Mamie’s Records avec Black Cloud. Un nouvel EP qui pousse plus loin leur fusion unique entre jazz moderne et soul enveloppante, le tout surfant sur un grand écart culturel maîtrisé entre le Japon, l’Afrique de l’Ouest et l’Europe.

Né en 2016, le duo Kodäma est emmené par la chanteuse Kiala Ogawa, fille aînée du guitariste de Fela Kuti au sein d’Egypt 80, Kiala Nzavotunga, et le bassiste Thomas Hugenel. Accompagnée sur scène d’un batteur, le duo puise dans les cultures de l’Afrique de l’Ouest et du Japon pour proposer une musique pleine de groove, entre électro, soul et future jazz.

Des sonorités acoustiques et électroniques sublimées par la voix envoutante de Kiala : après une enfance dans la campagne japonaise, la chanteuse choisit le chant dans sa langue natale comme vecteur essentiel d’une forme de spiritualité qui lui est propre. Le terme kodama, qui signifie écho, renvoie d’ailleurs à ces yokaï, des esprits japonais qui habitent les bois et qui seraient à l’origine de l’écho que l’on peut entendre dans la montagne, d’après la légende.

Black Cloud est une oeuvre aboutie, mature, dans laquelle s’incarne l’ensemble des influences du duo : du liminaire Wonder (sur lequel on retrouve Kiala Nzavotunga) en passant par le tubesque Black Cloud ou Water No Get Enemy, emprunté au répertoire de Fela, Kodäma contribue à gommer un peu plus encore les frontières entre les genres pour donner naissance à un univers à la richesse unique, universaliste et résolument moderne.

Le disque a été mixé à Los Angeles par Benjamin Tierney (Kamasi Washington, Shafiq Husayn…) et masterisé par l’ingénieur nominé aux Grammy Kelly Hibbert (J Dilla, Madlib, Flying Lotus…).