Chronique pour le nouvel album de Loyle Carner « Yesterday’s Gone »

L’album Yesterday’s Gone de Loyle Carner est enfin là et la rédaction s’en réjouit

Cela fait un moment que l’on suit le rappeur britannique et il vient de dévoiler son premier album. Il confirme tous les espoirs placés en lui depuis des années. On a tenté de décortiquer ça !

Loyle Carner fait partie de ces nouveaux artistes qui dynamitent la scène anglaise. Le rappeur londonien a très tôt les oreilles tournées vers l’Atlantique comme en témoigne le morceau NO CD où il rappe « We got some old Jay Zs, couple ODBs ». Cette passion pour la musique new-yorkaise des années 90 se reflète dans le choix de ses productions, où l’on retrouve une ambiance essentiellement « Boom Bap » marquée par des instruments riches et profonds où se croisent pianos délicats, guitares enjouées, saxophone… Des productions taillées sur mesure par The Purist, Rebel Kleff et Kwes, entre autres.

Pour ce premier album Loyle Carner a clairement des intentions intimistes et la cover « photo de famille » en dit long. Le rappeur fait également le choix d’un nombre d’invités restreint. On retrouve parmi eux Tom Mish, Tooting Masala, Jehst mais aussi ses parents pour la fin du morceau Sun Of Jean.

Yesterday’s Gone constitue l’accomplissement d’un travail intérieur mené par Loyle Carner depuis des années. À travers cet album le rappeur nous fait pénétrer dans son cercle intime où il revient sur son histoire avec un flow mélancolique. Sur les sonorités gospel du morceau The Isle of Arran, le rappeur commence par évoquer son grand-père puis se penche sur le rejet de son père. Et tout au long de l’album le londonien rend hommage à son défunt beau-père qui lui a servi de modèle ainsi qu’à sa mère avec qui le rappeur entretient une relation très proche.

Cet album est également le fruit d’une introspection : Ain’t Nothing Changed traduit le règne d’un certain pessimisme tandis que le morceau Florence se veut plus positif et peint une petite sœur imaginaire que le rappeur a toujours voulu avoir. Enfin Loyle Carner clôt son premier album avec un morceau éponyme et s’éloigne du rap pour une ballade -à la guitare acoustique- composée par son père, une belle conclusion pour ce projet réussi.

Au final avec Yesterday’s Gone, le rappeur londonien délivre un album authentique et très ancré dans son histoire familiale. Loyle Carner démontre à tous que son choix de la musique est le bon, et l’on attend avec impatience son retour à Paris le 25 février pour nous présenter ce nouvel album au Badaboum.

Vous pouvez vous procurer son album ainsi que des t-shirts sur le site officiel du rappeur. On vous conseille d’aller y faire un tour !