REPORT – Bateau Music Festival 2016

On est allés amarrer notre barque au Bateau, dans la forêt des Mesnuls, à 1 heure de Paris, et ça vaut la peine de vous le raconter.

Du 24 au 26 juin, c’est dans un sublime espace naturel que nous accueillent Pablo et ses mousses, pour 3 jours de festival dont on se souviendra. Contexte bucolique, arbres majestueux, clairières et beau temps… le tout en palettes, guirlandes et simplicité.

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Ce festival familial à taille humaine, avec ses 3 scènes et ses 3 bars, nous a permis de faire de superbes rencontres et d’être à proximité des artistes tout au long du week-end. Coté line-up, que du bon : du groupe expérimental qui monte jusqu’au DJ mythique, le Bateau nous a fait chavirer de plaisir. Tout le monde a eu son quart d’heure de gloire, pour finir en beauté sur le set chamanique de Pouvoir Magique accompagnant les derniers instants du week-end.

 

Vendredi, 20h, début des festivités. Mais aussi et surtout, rencontre avec Agar Agar, qui nous a fait l’honneur d’une interview pied dans l’herbe à retrouver juste ici.

On va alors se dégourdir les jambes avec le live enflammé de Fùgù Mango, connu pour leur infatigable énergie et leur mélange percus-clavier-voix-guitare qui ferait danser les plus blasés.

Fugu

Mouusse

Suit alors sur la petite scène Atlantique le duo Agar Agar. Belle surprise, ils ne nous ont pas mentis : leurs riches influences de sonorités envoutantes sont accompagnés des textes de Clara, qui fait vrombir sa voix grave très, très loin sur les limbes techno des synthés d’Armand.

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Et au détour d’un morceau, j’aperçois Jacque(s) dans la foule… qui montera sur scène juste après le duo, pour un live surprise toujours aussi plaisant. Balle de ping-pong, solo de guitare et clavier, c’est un pur bonheur que de se laisser emporter par la folie douce de ce multi-instrumentiste à la tonsure équivoque. Et, coïncidence, son dernier morceau enregistré à la Maison de la Radio vient de sortir…

On part alors s’envoler dans les longues plages musicales de l’Age d’Or, qui captive bel et bien son public, avant d’aller faire un tour devant le live concentré et intriguant du duo Ethel & Melody. Public fidèle et techno froide qui accompagne la nuit noire, on retourne sur la scène Atlantique pour le final : DJ set du mexicain Sakro, qui fera danser les festivaliers jusqu’au petit matin. Emprunt d’une sonorité house bien funky, le public finira au lever du soleil le sourire aux lèvres.

 

Samedi : Réveil tranquil grâce au sound system de la Roller Disco Stage, où les Morning Glory Sound nous ravissent de bons classiques reggae avec leurs disques de choix.

Café, burritos et première bière dans l’espace food-truck si bien emménagé au milieu du « village » du festival où chacun vient s’asseoir, jouer, regarder le foot et se reposer sur les canapés éparpillés ici et là.

Cnap

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Le duo que forme Nusky & Vaati se met en place sur la scène Pacifique à l’heure du gouter, et nous fait une belle performance de rap intelligent et cynique, où voix – guitare – clavier suffisent à enchanter un public de connaisseur.

Nusky

Suis un gros chill sur la Roller Disco Stage, où chaque festivalier se remet de la soirée de la veille en se trémoussant ou en siestant à l’écoute des disques du Klub des Fins Gourmets, puis de La Pause.

En attendant, se passent la barre sur la scène Atlantique : Ok Lou, Fishbach puis Haje, pour une découverte live intéressante, aux musicalités deep- house et pop portées par quatre musiciens, et une voix envoûtante.

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On court voir Rendez-Vous performer leur new-wave énervé et rythmique, sur laquelle le public danse d’un bout à l’autre du live. 

Et ça ne s’arrête pas là : le duo Cosmosonicqui porte bien son nom, nous emmène dans le turfu sur petite scène Atlantique avec ses rythmiques de synthés disco et à sa voix groovy. Viens alors Bloum, impressionnante formation image et son, où les membres du groupe en décousent avec leurs instruments respectifs (claviers, saxo, guitare…) pendant une heure et demi. Ils nous emmènent très loin, le public est conquis, et la nuit bien avancée.

Un dernier tour à la petite scène Atlantique ou les Cheaper Sheperd fusent entre beats techno, house planante et groove festif depuis bientôt deux heures. Le public est en feu et le groupe finit sur une jolie note amicale avec le public, ça se serre la main et ça part faire la fête sur la scène Pacifique, où a commencé Justin Strauss, papa de la techno new-yorkaise. Un set tout en douceur et en sonorités 80’s, qui garde éveillé les festivaliers qui swing au rythme de la disco-house digne des plus beaux dance-floors. Il passe alors les commandes à In Flagranti, qui a su faire bouger la tête aux derniers moïcans sur-motivés du Bateau. Le soleil se lève et les sourires sont figés sur les visages des danseurs, qui vont se coucher avec l’arrivée de la douce chaleur matinale, accompagnée des basses funky et subtiles du dernier DJ set.

Dimanche : On ne va pas se mentir, le réveil est un peu difficile, mais l’ambiance générale est tellement agréable qu’on se remet vite en jambe.

Les Morning Glory Sound sont toujours là, la délicieuse bière locale coule à flot et le soleil nous tape doucement sur la nuque. Mais le Bateau, c’est aussi une victoire : sous les barnums enguirlandés se déroule le match France-Irlande; et les bien-heureux que nous sommes, assis par terre à bouger la tête au rythme des vinyles passés un peu plus loin, crions victoire au 2-1 avant d’aller écouter la fin du live éclectique d’Aglaska, puis d’aller planer avec les Why Mud sur la scène Atlantique.

Foot

Victoire

Entre deux siestes, on réussit à aller bouncer sévère sur le live effréné de Calypsodelia, emmené par la chanteuse au long cheveux d’or, qui finira d’ailleurs par sautiller au milieu du public avec son tambourin.

Et vient le triste moment de partir, alors qu’au crépuscule Pouvoir Magique entame un set afro-futuriste puissant, qui ravira les derniers festivaliers présents sur le site – qui n’ont pas à courir pour attraper la dernière navette qui nous ramènera doucement vers la réalité du métro parisien.

Une grande Ola à l’équipe du Bateau, qui a su nous couper de la réalité le temps d’un week-end  grâce un groove infini, une ambiance magique, une musique formidable et de la nature à n’en plus finir !

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Merci, merci, on reviendra.

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Report : Louise Vanoni 

© Photos : Louise Vanoni et Augustine Gottreaux